Forêts comestibles ou fruitières sous climats froids

En premier lieu , il me semble bon de faire un petit point au sujet des forêts comestibles ou fruitières et puis nous verrons comment envisager un schéma qui pourrait convenir à toutes les régions et aussi aux petits espaces .
Nous avons tous nos spécialités , la mienne c’est plus celle que j’ai acquise au contact de mon grand père et père qui étaient agriculteurs mêlée à toutes mes lectures sur les cultures pérennes et ma propre expérience que ce soit au jardin d’ornement , fruitier ou potager  et le tout évidement chez moi dans mes Ardennes .

ci-dessous , le petit chemin qui contourne le bassin pour aller au potager qui je l’espère sera un jour prochain aussi naturel et sauvage :

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Le travail d’Eric Escoffier d’après ce que j’ai pu en lire , c’est un peu l’entreprise de toute une vie pour redonner vie ou régénérer des milieux devenus désertiques après le passage d’une agriculture intensive puis laisser à l’abandon faute de rentabilité . En ce basant sur ses études dans différents pays tropicaux et en étudiant les forêts tropicales , il est revenu dans le midi pour y développer des modèles équivalents créer par l’homme et non plus par Dame Nature ,afin de régénérer les terrains arides du sud et y recréer l’abondance, dans le plus grand respect de la nature et de manière pérenne . Il est difficile pour moi de mieux résumer son œuvre en si peu de mots , il y aurait tant a en dire . Mais mon modèle plus proche est celui des jardins ouvriers de Mouscron plus en phase avec mon approche personnelle de la Permaculture , la notion de design s’efface un peu plus au profit de la logique du terrain , de la place , exposition … A chacun la encore de faire selon ses envies .

Entrée du potager :

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Alors comment adapter ce système pour tous les climats et comment se présente t’il ?
Là encore le sujet est vaste , je n’ai fait aucun stage en permaculture ni ne suis spécialiste du sujet , mais le principe de base tel que je l’applique chez moi est le suivant :
En partant de l’observation d’une forêt , on constate que l’on a différents étages , des grands arbres en passant par des arbustes et arbrisseaux pour en arriver aux plantes sauvages vivaces ou annuelles .
Dans un jardin , on peut reproduire le même schéma a peu de choses près avec des fruitiers francs ( à grand développement ) ou demi tige ou encore basses tiges ( point de greffage plus bas ) pour les plus petits jardins et pour les micro jardins ,pourquoi pas les espaliers en U , c’est toujours mieux que de ne rien avoir du tout .
En dessous de ceux ci , planter soit de façon libre ou paysagère selon l’espace mais aussi les lois de distances de plantations liées aux communes , parfois comme moi , la parcelle est trop étroite pour procéder autrement qu’en ligne centrale à laquelle j’ai rajouter des espaliers palisses que j’ai fais à partir de scions de francs ( sans greffages ) que j’ai formé en palmettes.

Sous ses fruitiers ( pommiers , poiriers , pruniers , cerisiers , pêchers et toutes les autres variétés anciennes qui résistent à nos températures négatives et beaucoup d’eau pour ma région ) et ( agrumes , palmiers fruitiers , abricotiers , amandiers , pin parasols , kiwai , kaki , jujubier , azeroles , assimilés , jujubier pour le plus exotiques … Pour le midi ) , on va planter des petits fruits qui remplacent les arbustes dans une forêt ( groseilles, cassis …pour les plus courantes mais aussi Goji , cranberry ,sans oublier les délicieuses myrtilles et j’en passe ) mais aussi des ‘ grimpantes ‘ genre kiwi , raisin … A vous de dénicher celles adaptées à votre région et à ce que vous aimez également .

Sous le gros pommier rajeuni l’année derniere adossés a la cabane , de jeunes groseillers  en compagnie de plantes vivaces et arbuste ( un magnifique hortensia a feuille de chênes ici en fleurs  ) :

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Et puis une fois cette base plantée , en dessous de cette ombre légère , on va retrouver tous les légumes que l’on souhaite avoir en utilisant le système et plantation et de rotation que je vous ai donné dans les articles précédents .
N’oubliez pas les grimpantes la aussi , facile à intégrer avec des tuteurs en sorte de tipi ou encore sur un grillage , au dessus d’une porte , sur une arche pourquoi pas , le tout étant d’investir le plus possible l’espace pour avoir une bonne concurrence et bien entendu , pailler le sol pour éviter les arrosages et recréer le même schéma qu’on retrouverai en forêt .

Voilà pour les grandes lignes , ensuite , savoir sur quelle superficie , c’est une autre histoire , ça va dépendre de beaucoup de choses , comment vous consommez , on a tous un mode d’alimentation différent , ex , je suis autonome en été et début d’automne mais après , chez nous , plus grand chose ne pousse et vu que je consomme mes choux , poireaux et epinards tout au long de la belle saison , meme en refaisant des semis en été et fin d’été , je n’irai pas loin pour nous nourrir avec le peu que ça donne vu nos températures qui vont vites descendre la nuit , il n’y a plus guère que la mâche et salades d’hiver ainsi que les choux perpétuels qui sont encore présent au jardin ou sous la serre .
Reste les oléagineux et la , il suffit de se balader pour récolter les noisettes et quelques noix de ci de là ainsi que le plantes sauvages vu qu’il y a beaucoup de champs laisser à l’abandon par chez nous . Pour les fruitiers rares ou anciens , se tourner vers des associations locales est la bonne idée à creuser . Ici j’ai trouvé un petit pépiniériste qui avait entrepris de récolter des francs et greffons de variétés locales anciennes , d’où le fait que je peux avoir un pêcher malgré notre climat .

Quand au budget pour un tel jardin , évidement plus on voudra être autonome , plus il faudra du terrain , ça doit être plus facile sur un terrain plus restreint dans le midi que dans le nord , savoir également que des francs issus de pépins vont mettre plus de temps a fructifier , en tout cas dans le nord et qu’il faudra quelques années avant d’avoir une récolte digne de ce nom qui garantisse une autonomie . L’achat d’arbres plus âgés que ce soit en scion de deux ans ou plus ou encore arbres greffés vont avoir un coût plus élevés bien entendu , la variété va également jouer niveau tarif et plus c’est rare , en principe plus c’est cher .

Quand au BRF , il s’en vend en effet mais a combien , il faudra faire quelques recherches suivant votre région . Le top étant une fois encore d’être en autarcie a ce niveau , ici , ce sont les tailles des différents arbres et arbustes du côté paysager de la maison et du verger / potager qui suffisent à mes besoins et une fois broyés sont transformés en BRF aussitôt restitué au sol dans mon jardin que ce soit au potager ou d’ornement .

Pensez également au compost pour enrichir le sol naturellement et aux plantes rampantes pour le couvrir si vous manquez de BRF pour certains endroits . Le compost issu des déchets alimentaires ( épluchures , coquilles d’oeuf , sachets de thé ou tisanes …) fourni un compost très riche et rapidement même en hiver .

J’espère avoir éclairer un peu votre lanterne .

Bonnes plantations

Caro

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